Ong RASEBEF contribue à améliorer la condition et la position socio économique et culturelle des femmes en situation difficile
samedi 17 octobre 2015
mardi 29 septembre 2015
Accaparement des terres : un paysan de Diogo témoigne
J’ai visionné le film
en anglais dans lequel vous apparaissez. Je vous ai vu monter sur une pipe line
dans votre exploitation. Pouvez-vous m’expliquer ce dont il s’agit ?
Je m’appelle Ibrahima Seck paysan maraîcher à Diogo (dans les
Niayes). Je fais de l’agriculture bio dans cette zone. Mon exploitation de 5 HA
est à côté d’un lac naturel le TALOUNDE. Ce lac regorge de poissons, de reptiles
etc. Il existe une grande biodiversité animale et végétale autour et dans ce
lac. Nous avons fait ma femme américaine et moi des investissements pour faire
de notre domaine une exploitation familiale. Celle-ci à débuté en 1987 avec des
produits maraîchers bio. Vers 2004 une société australienne nommée MDL/GCO
Grande Côte Opération est venue faire des explorations pour l’exploitation de
minerais en général et du Zircon en particulier.
Après plusieurs années, il semblerait que le gouvernement du
Sénégal ait octroyé un bail à cette société sur des terres (44 500 HA). Aujourd’hui,
l’exploitation des minerais a commencé : Zircon, Elminite etc. Ainsi les
exploitations familiales ont vu plusieurs de leurs terres confisquées par cette
société. Mon exploitation se trouve divisée en trois parties maintenant. Je ne
l’ai pas totalement perdue mais l’accès
à l’eau (lac) m’est interdit.
A partir de lac j’arrivais à irriguer mon exploitation à
l’aide d’une motopompe et d’une tuyauterie installées dans mon exploitation. Avec
ces contraintes, je suis obligé d’arroser à partir d’un puits que j’ai creusé.
Il faut cependant noter que j’ai reçu une petite somme en guise de compensation
qui est très loin de mon investissement de départ qui se chiffre autour de 50
millions. Ceci est donc un véritable phénomène d’accaparement des terres.
Comment comptez vous réagir
et qu’est ce que vous attendez de la réforme foncière ?
Nous sommes debout depuis le début. Nous nous sommes
organises depuis en tant que paysans à qui on a spolié leurs terres, par du lobbying et des plaidoyers pour
informer la population sénégalaise et la communauté internationale.
En ce qui concerne la réforme foncière, pour nous la terre
appartient à la population sénégalaise et ne devrait souffrir d’aucune transaction.
Nous souhaitons que dans ce cas d’espèce qu’il y’ait une négociation entre le
gouvernement et les collectivités locales, l’entreprise qui vient investir et
les communautés paysannes sur l’utilisation des terres au niveau de chaque zone
donné, les exploitations familiales surtout celles qui font de l’agriculture écologique
et biologique qui seules demain vont pourvoir assurer une sécurité alimentaire
et nutritionnelle durable au niveau de notre pays et même du continent.
Foncier et environnement : Thiès premières pluies premières inondations
Les premières pluies du 09 juillet ont surpris les
populations de Thiès par leur intensité. Les services de la météo ont
enregistré plus de 90 mm de précipitation.
On aura rarement vu autant d’eau en un temps aussi court
entre 16 h et 18 h, mais c’est surtout l’intensité du ravinement qui a étonné
tout le monde. Il nous arrivait quand nous étions gamines de prier pour qu’il
ne pleuve pas abondamment la journée, parce qu’on savait que nos maisons
allaient être inondées la nuit, le temps que les eaux du plateau de Thiès
atteignent les quartiers de la ville. A l’époque le grand canal n’existait pas.
Notre baromètre c’était le petit canal, on observait la hauteur de l’eau par
rapport aux briques rouges du « condire » traduisez caniveau. Il
y’avait un décalage de plusieurs heures.
Ces première pluies ont été intenses, et les eaux de
ruissellent ont causé d’énormes dégâts en un temps record. On n’a pas besoin
d’être un spécialiste de l’environnement (forestier, géographe) pour constater qu’il
y’a une anomalie. Dans un article précédent on vous avait parlé de l’importance
de la forêt classée de Thiès. Si elle disparaissait Thiès serait sous les eaux
de ruissellement.
Ce 09 juillet 2015, les eaux
rouges ont envahi la ville avec leur lot de désolation. Ce qui démontre
forcément la dégradation du plateau et de sa forêt classée. Les populations ont
condamné fortement l’abattage de nombreux baobabs centenaires du coté de la
base aérienne par un promoteur immobilier.
A Hersent Awa, une sinistrée explique « notre
maison a été inondée, elle se situe un peu vers le bas coté, mais un voisin a
construit un ouvrage qui a empêché l’eau de circuler, ainsi notre maison a pris
au moins un mètre d’eau. C’est quand on a vu les rats sortir qu’on a compris
que l’irréparable allait se passer. (Eskey j’ai pensé au livre d’Albert Camus).
Nos matelas, nos habits, nos papiers, rien n’a été épargné. On a fait appel au
préfet pour qu’on puisse détruire l’infrastructure qui nous a causé tant de
soucis ».
A Diakhao, un étudiant a été électrocuté. Venu aider des
voisins dont la maison était inondée, il a reçu une décharge électrique, il est
mort sur le coup. Les sapeurs pompiers n’ont pas pu le réanimer.
Et si le foncier restait la source de tous nos problèmes
environnementaux ? En plus le curage des canaux des eaux de ruissellement n'a pas été fait au début de l'hivernage
jeudi 25 juin 2015
boulimie foncière dans les niayes: Litiges fonciers : dégâts collatéraux et environne...
boulimie foncière dans les niayes: Litiges fonciers : dégâts collatéraux et environne...: Les déguerpis du marché Sam reprennent du service. Les allées du boulevard de Diakhao abritent de nouveau les marchands. Plusieurs vendeu...
Litiges fonciers : dégâts collatéraux et environnement
jeudi 18 juin 2015
boulimie foncière dans les niayes: « Sept milliards de rêves Une seule planète Consom...
boulimie foncière dans les niayes: « Sept milliards de rêves Une seule planète Consom...: photo ADT/GERT C’est le thème de la journée mondiale de l’environnement célébrée ce 05 juin 2015 à la Promenade des Thiessois à l’...
« Sept milliards de rêves Une seule planète Consommons avec modération »
C’est le thème de la
journée mondiale de l’environnement célébrée ce 05 juin 2015 à la Promenade des
Thiessois à l’instar de la Communauté Internationale.
La cérémonie a débuté
avec les prestations des élèves des écoles Iba Caty Bâ et Pout Ndiack qui ont
chanté l’hymne national du Sénégal et celles de la troupe théâtrale Dekal
Thiossane de Mboro qui ont à travers leurs sketchs lancé des messages pour la
protection de l’environnement.
Le maire de la ville
Talla Sylla a prononcé son discours qu’il a clôturé par un poème qu’il avait
fait sur l’environnement et le clou il l’a chanté devant un public amusé. Sacré
Monsieur le Maire !
La représentante du Conseil
Départemental nous a gratifié d’un discours sur le développement durable en
présence des autorités : le Gouverneur, Mr Khatary Mbaye Coordonnateur du PME/FEM,
l’Inspecteur des Eaux et Forêts, le chef
de service de la DREEC, Mr Shérif Diagne de l’ARD, et des nombreuses organisations et ONG de la
place : Le RENOPE réseau des organisations pour la protection de l’environnement,
Green Sénégal, GIPS/WAR, le RASEBEF…etc.)
Le Coordonnateur de l’ADT/GERT
Seydou Dièmé a fait son plaidoyer sur le plateau de Thiès en invitant les
enseignants à plus d’engagement sur l’environnement car « ils sont les vecteurs
de connaissances et les enfants sont les vecteurs d’information et l’environnement
doit être enseigné dans les écoles »
L’expert en
développement durable Mr Dramé après son exposé a souligné l’importance de la
conférence sur les changements climatiques qui doit se tenir à Paris en
décembre 2015.
La journée s’est
terminée par la visite des stands et l'animation des groupements de femmes.
mardi 16 juin 2015
boulimie foncière dans les niayes: Séminaire national sur le niveau et la qualité de ...
boulimie foncière dans les niayes: Séminaire national sur le niveau et la qualité de ...: Un séminaire national sur l’information des populations sur le foncier s’est tenu durant deux jours à Dakar à l’Hôtel Ndiambour dans ...
samedi 13 juin 2015
IPAO : l’atelier national sur l’information des populations sur le foncier plébiscité par les participants
On
aura rarement assisté à un séminaire d’une telle qualité par : la diversité,
l’expérience et le niveau de participation des séminaristes et le format de
l’atelier
Félicité puis interrogé
sur le succès d’une telle rencontre, le chargé de projet de l’Institut Panos
Afrique de l’Ouest IPAO Libasse hane répond :
« D’abord sur le
format, il faut savoir innover. Nous avons énormément de spécialistes sur le
foncier, il ne s’agit plus d’en appeler un pour un cours magistral. La démarche
mise en œuvre a permis de mettre à contribution les universitaires
engagés dans la recherche-action sur le foncier, ayant réalisé les briefs pour
informer les participants sur les résultats de leurs recherches ; par
rapport au niveau d’information des populations avec pour objectif de
recueillir le feedback des bénéficiaires sur l’information reçue.
Ensuite cet atelier est une
suite logique d’un processus enclenché : projet dans lequel différentes actions ont été menées
(briefs pour les journalistes, formations en investigations et en réalisation
de débats, production de magazines radio à partir de témoignages oraux pour
dénoncer l’accaparement des terres et la mal gouvernance foncière, débats radio
à partir de problèmes soulevés par la diffusion des témoignages oraux, clubs
radio citoyens, etc.)
Enfin malgré tout, il restait encore à
faire, car l’espace réservé aux OSC au niveau des productions médiatiques était
encore insuffisant pour prendre en charge leurs préoccupations ; et la
faiblesse de leurs interactions avec les médias ne leur permettait pas de
contribuer à l’élaboration de programmes axés sur les questions pour lesquelles
elles plaident »
Ainsi des OSC ont été formées
au journalisme citoyen avec la participation de plusieurs femmes (le RASEBEF
était invité), afin de maîtriser les outils leur
permettant de développer leurs propres moyens de production et de diffusion,
grâce à l’utilisation des médias sociaux. Des tablettes avaient été distribuées
à chaque séminariste (encore une innovation de taille !).
Ce qui nous a permis de
créer notre blog : femmesinfosniayes.blogspot.com et de tenir ainsi
informée la population sur les problèmes
fonciers dans notre zone plus spécifiquement celle des Niayes.
Le tout a été articulé
au niveau local, pour ensuite porter le débat au niveau national.
On
s’achemine sur une réforme foncière d’une grande importance et nous osons
espérer que les résultats de ces réflexions sur le diagnostic
des contraintes à l’accès des populations à l’information sur le foncier et les
recommandations sur l'amélioration de l'accès à l'information sur la question
foncière seront des contributions à
haute valeur ajoutée pour la commission de réforme.
Séminaire national sur le niveau et la qualité de l’information sur le foncier au Sénégal : Regard croisé entre chercheurs, journalistes et OSC
Un séminaire national
sur l’information des populations sur le foncier s’est tenu durant deux jours à
Dakar à l’Hôtel Ndiambour dans le cadre du projet « Médias, femmes et jeunes : coopérer pour un débat critique
et inclusif sur la gouvernance du foncier au Sénégal » mis
en œuvre par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) avec l’appui de l’Union
Européenne.
L’objectif est de développer une information et une communication citoyennes sur les enjeux et la politique du foncier au Sénégal pour et par les femmes et les jeunes.
L’objectif est de développer une information et une communication citoyennes sur les enjeux et la politique du foncier au Sénégal pour et par les femmes et les jeunes.
Plus
de trente participants ont participé à cet atelier national dont :
-
Les autorités
locales et nationales,
-
La commission
nationale de réforme,
-
Les
universitaires / chercheurs,
-
Les représentants
d’OSC de femmes et de jeunes,
-
Les Organisations de la Société Civile (OSC)
actives sur la question foncière,
-
Les médias :
journalistes des grandes rédactions et radios communautaires.
Après la cérémonie d’ouverture avec la représentante
de l’union Européenne, le chargé de projet Libasse Hane a présenté les
réalisations déjà obtenues et les objectifs de l’atelier dont partager sur une
thématique qui semble un peu oubliée qui est l’information des populations sur
le foncier.
Il a insisté sur le rôle du journaliste citoyen
et l’importance d’organiser une rencontre au niveau
national pour réfléchir et questionner ensemble les différentes approches d’information
des populations sur les questions foncières qui pourraient aider la Commission
Nationale de Réforme à intégrer les recommandations dans le processus de
concertation.
Les travaux ont porté
sur la problématique de l’accès et l’utilisation par les journalistes des
résultats de la recherche sur le foncier, sur les enjeux de l’information pour
les populations, sur les bonnes pratiques d’information initiées par les médias
et les OSC. Les discussions ont tourné autour des propositions pour améliorer l’information
des populations sur le foncienr en général.
Les chercheurs, les
journalistes et les OSC ont lors des travaux de groupe émis plusieurs recommandations
pour informer et impliquer les populations dans le processus de la réforme
foncière.
jeudi 28 mai 2015
Piste de Tieppe : le Paden à l’heure du désenclavement dans les Niayes
Inauguration des travaux de la piste de Tieppe le 06 mars 2015 en présence de Pape Abdoulaye Seck Ministre de l'Agriculture et de l’équipement rural, de l'Ambassadeur du Canada, du Coordonnateur du PADEN Massamba Diop, des autorités administratives, religieuses et coutumières, des représentants des services techniques des projets et programmes de développement.
Sur le plan administratif, la zone d’influence du projet est située dans l’arrondissement de Ndande dans le département de Kébémer. Elle polarise trois communes (Thieppe, Diokoul Diawrigne et Bandègne Ouolof) et plus des 150 villages et hameaux.
La Commune de Thieppe est particulière
dans la Zone des Niayes : elle possède une façade maritime de plusieurs km mais
elle est sans voie d’accès à la route nationale et donc au continent pour
évacuer toute sa production. L’évacuation est faite par charrette le long de la
mer durant la marée basse vers Lompoul et Potou.
La zone de Thieppe a assuré plus de 31,000 tonnes d’oignon en 2011-2012. Pour sortir cette production, les producteurs dépensaient entre 500 et 600 francs par sac, ce qui augmentait le coût d’accès au marché et diminuait la compétitivité des produits.
Les impacts positifs du projet:
La zone de Thieppe a assuré plus de 31,000 tonnes d’oignon en 2011-2012. Pour sortir cette production, les producteurs dépensaient entre 500 et 600 francs par sac, ce qui augmentait le coût d’accès au marché et diminuait la compétitivité des produits.
Les impacts positifs du projet:
Le PADEN a prévu la réalisation de
cette importante piste de production pour permettre:
Le désenclavement des zones de production
L’amélioration des circuits de production et de distribution
La facilitation de l’écoulement et la valorisation des productions agricoles, l’accès aux intrants agricoles.
Le désenclavement des zones de production
L’amélioration des circuits de production et de distribution
La facilitation de l’écoulement et la valorisation des productions agricoles, l’accès aux intrants agricoles.
La facilité de transport des personnes et
des productions
L'accès facile aux marchés
La facilité d’accès aux services sociaux
de base (poste de santé, maternité etc.)
Le développement et l'amélioration des filières de production
Le développement et l'amélioration des filières de production
Les effets d’entraînement sur les autres
secteurs d’activités et sur le développement local
(commerce, artisanat; tourisme; etc.)
Les emplois durant les travaux (main d’oeuvre
locale)
source: PADEN Programme d'Aménagement et de Développement Economique des Niayes
source: PADEN Programme d'Aménagement et de Développement Economique des Niayes
vendredi 20 mars 2015
jeudi 19 mars 2015
Boulimie foncière dans les Niayes: les enjeux de la bande de filao
Dans un
article précédent, je vous avais livré des extraits tirés du plan d’Aménagement
de la bande de filao expliquant son historique et son milieu physique. Ce
serait tout aussi intéressant de connaitre les utilisateurs, les objectifs et
le statut de la bande de filao.
Les
utilisateurs ?
La bande de filao accueille plusieurs
acteurs utilisant directement ou indirectement le massif en fonction de leurs objectifs.
Parmi eux, on distingue notamment:
- les femmes parcourant de longues distances pour satisfaire leur consommation en énergie domestique par le ramassage du bois mort ;
- les maraîchers qui ramassent la litière pour en faire un paillis ou produire du compost ;
- les éleveurs qui font paître les bovins et caprins sous les filaos ;
- les pêcheurs se servant de la litière pour fumer leurs poissons ;
- les touristes et citadins empruntant les pistes de parcours sportifs (rallyes, motos,
autos) ;
- · les « tours opérateurs » qui organisent des circuits touristiques dans la zone des Niayes
- · les citadins profitant de moments de récréation (pique-niques, repos, marche, course à pied) ;
- · les chercheurs et universitaires se préoccupant d'étude du milieu et des aspectsocio-économiques de la bande de filao.
Les objectifs poursuivis sont les
suivants :
Objectif général :
- Maintien de la fonction de protection de la bande de filao contre l’ensablement des cuvettes maraîchères, habitats et infrastructures des Niayes, par la stabilisation des dunes.
Objectifs spécifiques
- Assurer le renouvellement des peuplements ;
- Améliorer l’état et la croissance des arbres ;
- Fixer les conditions pour permettre l’approvisionnement durable en combustibles ligneux pour les populations locales dans le respect de la fonction de protection de la bande
- Fournir une source de revenus pour les populations locales ;
- Accueillir le public dans la mesure où l’environnement est respecté;
Quel
est le
Statut de la bande de filao ?
La bande de filao entre dans le
domaine forestier de l’Etat à titre de périmètre de restauration et de reboisement. Compte
tenu que l’objectif de constitution d’un couvert forestier permettant la
protection des sols a été atteint, deux options auraient maintenant été
possibles :
- . déclasser le peuplement (code forestier, art. R.5) et confier sa gestion aux Collectivités locales, conformément à l'article R-39 du décret 98-164 du 20 février 1998, portant code forestier ;
- ou garder son statut de périmètre de restauration et de reboisement
Plan d’aménagement de la
bande de filao de la grande côte Nord du Sénégal, juillet 2004
mardi 17 mars 2015
GAMOU DE DIAMAGUENE NIMZATT THIES
Diamaguène Nimzatt a refusé du monde le vendredi 13, le
samedi 14, le dimanche 15 mars.
Motif le Grand Gamou Annuel organisé en la mémoire de
Cheikhna Cheikh Talibouya par Shérif Cheikhna Cheikh Nama AÏDARA, Khalif de
Cheikhna Cheikh Abdoul Aziz AÏDARA.
Diamaguène Nimzatt a vibré au zikre des disciples peulh tout
le week end
La cérémonie du Jaguar
Les délégations officielles
La délégation officielle avec le Ministre des Forces Armées Mr Augustin Tine
Cheikh Ass Kallé Guèye
Cérémonie officielle
De l'avis des Talibés, c'est le Gamou qui drainé le plus de monde depuis 2006
vendredi 6 mars 2015
Boulimie foncière dans les Niayes : la bande de filao serait-elle en danger ?
Cette semaine deux faits ont attiré notre
attention dans l’actualité : une personne qui veut s’emparer de 4 ha à Guédieuwaye, à Cayar des occupations illégales
dans la bande de filao. Direction Centre FORET (Centre forestier de Recyclage
Thiès) pour rencontrer le Colonel Yoro SOW qui nous a remis la documentation
relative au plan d’aménagement.de la bande de filao d’où sont tirés ces
extraits.
La
réalisation du plan d’aménagement de la bande de filao a été rendue possible
grâce à un
financement de l’Agence canadienne de Développement international(ACDI), dans
le cadre du Projet d’Appui à l’Entrepreneuriat paysan (PAEP), volet forestier.
Nous
voulons que tous ceux qui me suivent dans ce blog connaissent la zone des
Niayes, sa bande de filao, et soient édifiés sur tous les enjeux
environnementaux et fonciers concernant cette zone.
La zone des Niayes ?
Située
le long du littoral Nord du Sénégal entre Dakar et Saint-Louis, la zone des Niayes
(dépressions inter dunaires à nappe phréatique affleurante à sub-affleurante)
est constituée d’une mince bande de territoire, de 5 à 30 km de large et de
plus de 180 km de long. Cette zone, qui s’étend sur plus de 2 700 km2 (CSE, 2002) se
caractérise par des conditions bioclimatiques et hydriques singulières,
attribuables à l’alizé maritime qui maintient des températures relativement
fraîches, de faibles amplitudes et une humidité élevée.
La population estimée à 150 000
habitants (CECI, 1998), vit essentiellement du maraîchage pratiqué dans les
dépressions inter dunaires ou cuvettes qui étaient fortement menacées par
l’avancée des dunes. Environ, près de 80% de la production maraîchère du pays
provient de cette zone (CECI, 1998).
Pourquoi des dunes ?
Le milieu physique des Niayes a été
façonné au fil du temps par une succession de variations climatiques. D’abord,
la zone a connu une période désertique aboutissant à la formation d’un premier
système dunaire, puis un climat humide de type guinéen initiant l’apparition de
formations végétales denses et d’un réseau hydrographique important comprenant
lacs et étangs dans les dépressions inter dunaires. Ensuite la mer a pénétré les
estuaires et envahi les basses terres puis, à son retrait se sont formés les
cordons littoraux. Il en a résulté un
système dunaire composé de dunes blanches non fixées situées le long du
littoral, de dunes jaunes semi fixées vers l’intérieur, puis de dunes rouges
continentales. Les Niayes proprement
dites se situent à l’interface des dunes jaunes et des dunes rouges (Blouin,
1990).
Plus récemment, le milieu a subi une
forte influence anthropique avec l’introduction des spéculations maraîchères
qui ont commencé vers les années 1950. Cette pression a engendré une
exploitation abusive de la végétation à des fins agricoles, pastorales et
domestiques, ce qui a favorisé la mobilité des dunes contribuant ainsi à intensifier
l’ensablement des cuvettes (Diallo, 1997).
Le filao ?
Le filao (Casuarina equisetifolia (L.)) est un arbre originaire d’Australie,
qui a été introduit en Afrique dans les années 1930. Grâce à son symbiote
fixateur d’azote, un actinomycète appelé Frankia, qui forme des nodules sur le
système racinaire de l’arbre, le Casuarina peut coloniser des sols très
pauvres. Il est aussi très résistant au sel et aux embruns marins, ce qui en fait l’essence toute indiquée
pour former une bande de protection sur le littoral.
Historique de la bande de filaos
La nécessité de protéger les cuvettes
maraîchères contre l’ensablement avait déjà été signalée par le service de
l’Agriculture en 1925 (Faye, 1993). Les diverses actions de reboisement menées,
au fil du temps, ont conduit à la formation d’un rideau boisé longeant la
grande côte Nord de Sénégal (Sarr, 1983 ; Faye, 1993). La synthèse historique se présente comme suit :
·
en 1948, près de Malicka, les premières plantations sont réalisées par le service
forestier de l’époque ;
·
les
plantations se poursuivent entre 1949 et 1959 dans les secteurs de Malicka, Mbeubeuss et de Lac
Rose,
toujours réalisées par le Service forestier d’avant indépendance;
·
dans les années
soixante et soixante-dix, de nouvelles plantations réalisées par le Service
forestier sénégalais, s’ajoutent dans le secteur de Cambérène et derrière les plantations existantes de Malicka et de Mbeubeuss ;
·
en 1975, dans la région de Louga, à Lompoul plus précisément, zone communément
appelé zone centre, le Projet SEN-73/012
de Kébémer cofinancé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
a débuté;
·
le Projet de fixation
des dunes et de protection des cuvettes maraîchères du Gandiolais, financé par
l’ACDI, vit le jour en 1979 dans la région de Saint-Louis correspondant à la zone Nord
·
en 1981, dans la région
de Thiès, représentant
la zone Sud, le Projet PL- 480 de Kayar, financé
par l’USAID débute son programme de fixation des dunes ;
·
en 1988, l’ACDI prenait le relais du Projet PL-480 et
fusionnait, ses deux secteurs d’intervention (Gandiolais et Kayar), dans le
Projet Conservation des Terroirs du Littoral (CTL) (808/13835).
A suivre
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